Comme une envie de manger avec vous !

La Favola, la nouvelle fleur du Cours

Dans la Famille Cannatella je demande… les Frères. Trois ans après la Voglia, Philippe et Serge continuent de surprendre leurs habitués en s’installant là où personne ne les attendait… À seulement dix mètres de leur précédent établissement. Deux restaurants, postés l’un en face de l’autre, ouverts par des entrepreneurs du goût, ça ne vous rappelle rien ? C’est le conte que dessinait déjà Gino à l’ouverture de la Villa d’Este, dans la même rue que le Boccaccio. Si l’histoire se répète, le succès est-il aussi au rendez-vous ?

SPOILER ALERT : oui.

La conquête du Cours Saleya

L’opportunité était trop belle pour ne pas être saisie. Le bâtiment, trop atypique pour ne pas être exploité. Le Cours Saleya, trop niçois pour ne pas plaire aux Frères Cannatella. Le risque était grand, mais l’entreprise maîtrisée. Philippe et Serge n’ont pas proposé un copié-collé de leur précédente aventure, ils en ont dessiné une nouvelle. La Voglia, victime de son succès, manquait de place pour contenter tous les estomacs qui s’arrêtaient sur son seuil. Et qu’est-ce qu’un cuisinier qui ne peut plus nourrir ceux qui ont faim ?

En 2007, arrive un nouveau choix. La Voglia misait sur l’ombre et la fraîcheur, la Favola se tourne vers le soleil. La terrasse propose encore aujourd’hui une vue inimitable sur le marché aux fleurs, dont Philippe et Serge sont devenus de nouveaux acteurs.

Cuisine italienne & Nissa la Bella

Fière de ses racines italiennes et de son ancrage Méditerranéen, La Favola s’est vite imprégnée de l’aura du lieu qu’elle habite. Catherine Ségurane, Modigliani, Chagall, Paganini ou même Cyprien, le héros de YouTube… Tous sont liés à Nice, y ont vécu et teinté leur existence de ses couleurs. La Favola a permis aux frères de se connecter encore davantage à Nissa la Bella. Car autour du Cours Saleya, un nouveau monde apparaît : les habitués et leurs routines, les chicanes entre fleuristes et maraîchers, les mamies venues faire des courses, les briscards au pastis… On y cherche le rayon de soleil, on lézarde sur un fauteuil, un seul café vous dure toute la journée. « Tout ça, c’est Nice. »

Pour Serge et Philippe qui sont nés à Nice et y ont grandi, la Favola est le symbole de ce pont des merveilles, qui relie leur ville à la culture italienne héritée de Gino & Gina. Tout n’est que méditerranée…